La peste :
Les TIC ont accentué les pressions des client et des fournisseurs dans plusieurs industries, alors que les possibilités de produits substituts et d’entrées par de nouveau concurrents se sont multipliées. De plus, l’adoption en masse de systèmes informatiques standards tend à réduire les différences opérationnelles entre les joueurs d’une même industrie.
L'antidote :
Délaisser les TIC n’est cependant pas une option valable pour une entreprise car les gains d’efficience opérationnelle sont démontrés et trop importants pour être ignorés.
Cependant, les entreprises ne peuvent performer qu’en renforçant leur positionnement stratégique de base par une meilleure utilisation des TIC et en étant à l'affût de comment les TIC pourraient permettre de transformer à leur avantage la structure de l'industrie et son modèle d’affaires dominant.
Nous travaillons actuellement à une série d'événement sur les TI pour l'automne 2008. Ces événements mettront en évidence des entreprises québécoises qui utilisent remarquablement les nouvelles technologies de l'information et des communications. Ces utilisations pourraient être, par exemples, la production automatisée de leurs biens, la commercialisation par Internet, des systèmes de gestion particulièrement efficaces, ou des services livrés par Internet. L'objectif de cette série est d'inciter les entreprises d'ici à considérer ces nouvelles technologies pour transformer leurs modèles d'affaires, augmenter la productivité et conquérir de nouveaux marchés.
J'aimerais donc faire un appel à tous afin d'identifier certains de ces nouveaux « champions » de l'industrie. Veuillez me contacter si vous avez des idées, par téléphone au 514-866-5442, ou par courriel, bmarcoux (à) secor.ca.
Ce billet de Chris Anderson se termine ainsi :
" I was recently chatting in Seattle with a guy who runs the largest collection of server farms in North America outside of Google--he actually owns many of the facilities that Amazon's EC2 service and Microsoft's cloud computing initiatives are running on. Like everyone in that business these days, he's all about finding cheaper electricity. But although his facilities are all in the Pacific Northwest, using clean and relatively cheap hydro power, he hasn't crossed the border into Canada, where the hydro power is even more plentiful.
Why not? Because of political instability. Canada's governments shift from right to left too often, he said, and the threat of regional secession was too real to risk putting multi-hundred-million-dollar data facilities there--between changes in the laws to even the slight risk of nationalization should the wrong person be elected, he thought Canada's political liabilities outweighed its energy assets. Surprised? I was. But right or wrong, that's the sort of calculus that's required in the new era of global data. Anything can be anywhere. Where do you want to go today? "
Wow! Je me dois de questionner le jugement de cet homme, surtout avec les événements du 11 septembre et les décisions de l'administration américaine d'aller en guerre. L'instabilité me semble être plus au sud de la frontière. Malgré tout, comme il le dit, la perception est la réalité.
Je me suis récemment penché sur la chaîne d’approvisionnement des serveurs (du point de vue de leur consommation électrique) et des systèmes d’alimentation électriques et de refroidissement (pour ce qui est touché par la virtualisation), dans une perspective de coût total de possession. En effet, le coût énergétique direct d’un serveur doit être combiné aux coûts énergétiques indirects liés à l’infrastructure, au refroidissement et aux pertes d’alimentation. Sur la vie utile d’un serveur, les coûts énergétiques sont alors du même ordre de grandeur que l’achat initial du matériel informatique. De plus, les coûts associés aux installations et aux opérations informatiques, y compris l’électricité, croissent beaucoup plus rapidement que l’ensemble des dépenses en informatique, et ce constat ne fera que s’amplifier dans les prochaines années. La consommation d’énergie électrique est donc devenue, au sens littéral et au sens figuré, un sujet « chaud » auprès des responsables informatiques.
Une autre caractéristique importante de la chaîne d’approvisionnement des serveurs et des installations informatiques est la diversité des intervenants :
Dans l’entreprise elle-même.
Les fournisseurs de serveurs (Sun, Dell, HP, etc.).
Les fournisseurs de logiciels de systèmes et de virtualisation (Microsoft, EMC, KVM, etc.).
Les fournisseurs de systèmes auxiliaires, pour l’alimentation continue et le refroidissement (ex. : APC).
Les intégrateurs de systèmes informatiques et les fournisseurs de logiciels applicatifs.
La dynamique du marché varie beaucoup selon la taille de l’entreprise :
La virtualisation de serveurs, le remplacement de vieux serveurs, et la consolidation des applications peuvent réduire significativement la puissance exigée. Cependant, une partie de ces gains peut être annulée si les systèmes d’alimentation électrique sans coupure et les systèmes de climatisation en viennent ainsi à fonctionner à bas régime, avec une faible efficacité. Il sera important de bien saisir la capacité des entreprises à adapter leurs infrastructures, ou à en concevoir de nouvelles mieux adaptées à leurs besoins. De même, les entreprises peuvent hésiter à consolider plusieurs applications sur une même machine, de peur qu’une panne unique n’affecte trop leurs opérations.
Notons finalement l’apparition de normes d’accréditation propres au secteur, comme la norme « 80 Plus », dont Hydro-Québec est l’un des partisans et qui vise à faire la promotion de blocs d’alimentation plus efficaces.
Nous travaillons actuellement à une série d'événement sur les TI pour l'automne 2008. Ceci m'a amené à réfléchir à un cadre de références sur la maturité de la fonction TI dans les entreprises. Ainsi, je vois 3 niveau de maturité:
Au niveau Support, les TI sont à peu près au niveau de la photocopieuse et du service de nettoyage : essentielles à la survie, mais pas au coeur des affaires de l'entreprise. Les activités de support sont, par exemples, le courriel, l'accès Internet et la bureautique. Ces activités devraient être gérer sur une base de coûts et peuvent être imparties sans trop de peine. Quand même, une bonne partie du budget TI des entreprises passe en support.
Au niveau Alignement, les TI offrent des systèmes et des applications directement utilisées dans les activités courantes des entreprises, comme les systèmes de gestion de la clientèle (CRM), les progiciels de gestion intégrés (ERP) ou des systèmes plus spécialisés, comme la gestion documentaire et la gestion de projets. Ces systèmes sont, de nos jours, essentiels à la réussites des affaires et ce succès dépend d'un alignement précis avec les objectifs stratégiques des unités d'affaires. Les systèmes implantés se justifie sur la base d'un retour sur investissement où l'essentiel des bénéfices se situe dans les opérations (plus de clients, clients plus satisfaits, coûts d'approvisionnement minimisés, etc.). Trop souvent, les échecs d'implantation TI proviennent d'un mauvais alignement - les bénéfices attendus ne se matérialisent simplement pas.
Au niveau transformation, les TI sont un catalyseur pour réaliser la transformation des affaires de l'entreprise, comme de nouveaux produits, de nouveaux marchés, ou une augmentation marquée et soutenable de la compétitivité de l'entreprise. De telles transformations peuvent, à l'extrême, transformer des industries entières - pensons à l'industrie de l'édition transformée par Amazon. À plus petite échelle, les TI peuvent permettre aux entreprises d'innover plus en ouvrant leur systèmes d'innovation aux influences de l'externe et de vendre sur de nouveaux marchés géographique sans même y être présents. À ce niveau, les TI sont un élément essentiel du plan stratégique de l'entreprise. La justification se fait donc dans le cadre du plan d'affaires de l'entreprise.
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Réflexions provocatrices sur l'utilisation des technologies de l'information et des communications (TIC) dans les entreprises
Qui suis-je?
Je suis associé chez SECOR-Taktik, la division moyenne entreprise de SECOR. J'y suis responsable du secteur des TIC.
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