Suite à un appel d'Alain McKenna qui a lu mon billet du 20 septembre, j'ai pris le temps de me mettre à jour sur le groupe de travail sur les aides fiscales. Voici donc quelques nouvelles réflexions :
J'écris ce billet un peu dans la foulée du billet "Les PME québécoises n’utilisent pas assez les TIC" de TechnoMontréal.
Statistiques Canada a publié plusieurs études intéressantes sur le sujet. Je note particulièrement :
Fondamentalement, je retiens des ces études que le développement et la croissance des entreprises tiennent grandement à leur capacité d’innover et, par le fait même, d’utiliser les TI :
Un copié-collé de Taktik-China , un site maintenu par mon employeur, SECOR-Taktik et une mine d'or sur la Chine:
Les exportations chinoises de machines et produits électroniques "ont progressé de 22,8 % au cours des 8 premiers mois de l’année, selon le ministère du Commerce. Ces deux secteurs représentent ensemble 4,3 % du total des exportations chinoises pour la période considérée. L’excédent commercial de la Chine, pour ce qui est de l’exportation de machines et de produits électroniques, s’est élevé à 119,46 milliards de dollars américains pour les 8 premiers mois de l’année ce qui représente 73,8 % du total de l’excédent commercial de la Chine pour cette période."
En comparaison, le secteur de la fabrication au Canada était de 22,175 G$ en 2006 et de 7,474 G$ au Québec. Cette comparaison est cependant un peu injuste, car notre industrie est essentiellenment axée sur les biens commerciaux et industriels.
(Ce billet a été mis à jour - voir Perfect Storm (2).)
Ceux qui me côtoient savent que je suis passionné de l'utilisation des TIC par les PME. Quoique les PME n'utilisent pas les TIC autant qu'elle le devraient, on voit poindre à l'horizon une "tempête parfaite" ("Perfect Storm") qui pourrait changer ceci plus rapidement qu'on pourrait le penser.
Les vents dominants de cette tempête sont :
Conclusion : je crois que le Québec va connaître un investissement significatif en TIC par ses PME en 2008.
Qu'en pensez-vous?
Le dernier numéro de The Economist inclut un excellent rapport sur l'innovation. L'un des principaux axes du rapport est que l'Internet (et les TIC en général) transforment comment l'innovation se fait et surtout le rythme auquel ça se fait. L'innovation n'est désormais plus le lot des grands laboratoires, qui, trop souvent, ont engloutit des milliards de $ pour peu de résultats. Avec l'accès à l'information permis par l'Internet, et particulièrement le Web 2.0, beaucoup plus de gens peuvent participer au processus et, peut-être, mener le processus d'innovation. Ce sera un avantage marqué pour nos petites entreprises et nos entrepreneurs.
Voir le rapport complet ou une entrevue avec l'auteur.
Avec les conférences récentes de SECOR, cette semaine et la semaine dernière, ça me fait beaucoup d'information sur ce sujet!
Le graphique suivant a été préparé à partir des statistiques du ministère de l'éducation du Québec, avec une extrapolation de moi pour 2007 et 2008.

On y voit une baisse de 38 % des effectifs d’étudiants en informatique, ce qui laisse présager une contraction du nombre de travailleurs disponibles. Cette baisse touche à la fois les entreprises de services et conseils en informatique que les départements d'informatiques des entreprises.
Les firmes de services et conseils en informatiques ont déjà adopté plusieurs stratégies pour faire face à cette pénurie. Notons, entre autres à une plus grande utilisation de pigistes : dans l’ensemble, le secteur des services informatiques emploie 35 pigistes par 100 salariés (source : Modèle intersectoriel de l’Institut de la statistique du Québec). Évidemment, les firmes ont accentué leurs efforts de recrutement : plusieurs ont des départements complets dédiés au recrutement. D'autres stratégies incluent les fusions-acquisitions (p. ex. : acquisition de Progisia par OSI en juin 2007) et la dé-localisation de certaines activités (depuis 2004, CGI a embauché plus de 1 000 employés en Inde).
Hier, j'étais à la conférence "En route vers de nouveaux modèles d'affaires" organisée conjointement par SECOR, le mouvement Desjardins, et le journal Les Affaires.
L'objet était le dévoilement d'une étude sur les pratiques et la performance de 225 PME québécoises dans plusieurs domaines d'activité. Mon collègue Christian Roy a ainsi démontré le lien entre les pratiques d'innocation, l'informatisation et la performance des entreprises.
Pour le lunch, nous avions Joseph Facal, actuellement prof aux HEC et ancien politicien, et Sophie Brochu, PDG de Gaz Métro, comme conférenciers. Quelques perles :
Pour ceux que ça intéresserait, il y aura le même évènement se tiendra à Québec jeudi le 18 octobre.
Ce matin, j'ai assisté à un colloque de l'ADRIQ où l'un de mes collègue présentait. Ce fut très intéressant.
Roger Miller, professeur titulaire à l'École Polytechnique, a présenté le projet MINE (Managing Innovation in the New Economy, une cartographie des différents modes d'innovation par les entreprises. Ainsi, 7 "joutes d'innovation" ("innovation games" en anglais) sont :
1) Course de brevets (les entreprise en biotech)
2) Intégration de systèmes (le service-conseil informatique)
3) Orchestration de plateformes (Microsoft à ses débuts, et Amazon maintenant)
4) Concurrence basée sur l'efficience (Walmart, Bell Canada)
5) Conseil stratégique et ingénierie de systèmes (Mckinsey)
6) Production de masse personnalisée (les manufacturiers d'automobiles)
7) Soutien à l'innovation (Forrester Research)
Après la présentation, Christian Roy a présenté comment ceci peut se traduire en facteurs de succès et en leviers utilisable par les entrepreneurs.
Ce fut suivi d'un panel fort intéressant composé de :
- Michel Brûlé, président, Investissement M&M, un ange financier
- André Pouliot, PDG de DMR-Fujitsu
- Louise Proulx, VP, développement de produits, Virochem Pharma
- Daniel Gélinas, Mécanica Solutions
- ... et Marcel Côté comme modérateur
Parmis les perles du panel, je retiendrai :
- "Je ne serai pas aussi riche si je n'avais pas fait d'innovation" (MB)
- "Sans innovation, nous serions incapable d'aller chercher le talent top-niveau dont nous avons besoin" (DG)
- "On manque d'endosseur en TIC pour appuyer nos compagnies" (MB)
- "Les crédit d'impôt sont excellents pour les petites compagnies" (MB)
- "Il n'y a rien comme un projet de 100 M$ pour créer une crise et se forcer à innover" (AP)
- "Les endosseurs d'aujourd'hui sont devenus plus gros à une autre époque. Est-ce que les compagnie de 50 personnes d'ici ont le financement et auront l'opportunité de devenir des entreprises de 5 000 persones et être les endosseur de demain? (MB)
- "Le financement est un frein à l'innovation, mais nous sommes dans une inddustrie à haut risques. Les portes des grandes compagnies pharmaceutiques sont difficile à ouvrir et on n'a pas toujours les bonne personnes ici pour les ouvrir." (LP)
- "Un frein est notre incapacité à travailler avec nos compétiteurs. Ce n'est pas naturel pour nous" (DG)
- Fondamentalement, on n'a pas assez d'investisseurs experts, qui n'ont pas besoin d'un chiffrier pour prendre une décision, et pas assez de capacité de développement d'affaires. Comment pouvons-nous alors créer une écosystèmes qui répond à tous ça?" (MC)
Google a fait beaucoup de bruit en annonçant un accès Internet sans fils dans quelques villes américaines. Plusieurs on vu là l'avenir des accès Internet. Je crois que le modèle à subscription est là pour rester quelques années, mais que ça pourrait changer sur un horizon de 10 ans ou plus. À preuve, une comparaison des revenus d'accès Internet et des revenus de publicité Internet au Canada, récemment publiés par PWC :
Année 2006 2011
Revenus d'accès Internet 1,8 G$ 2,5 G$
Revenus de publicité Internet 0,7 G$ 2,0 G$
Les revenus de publicité sont actuellement bien inférieurs aux revenus d'accès, mais l'écart se rétrécit en 2001. En 2016? Je ne sais pas, mais, si j'étais gestionnaire d'une compagnie de téléphone, ces chiffres me feraient réfléchir...
Toutes les publicités, y compris la publicité Internet, sont présentés dans à 5 contextes fondamentaux :
Impression : la publicité est présentée à un auditoire, préférablement filtré selon certains critères, comme la démographie. Exemples : un panneau-réclame le long d'une route, ou une bannière sur Canoë.
Situation : la publicité est pertinente au contexte dans lequel elle est servie. Exemples : l'annonce d'un cosmétique dans Cosmopolitan, ou une annonce de Google AdSense affichée sur un site Web.
Recommandation : la publicité présenté correspond à nos intérêts, tels qu'il sont perçus par un logiciel d'analyse ou, plus simplement, par des personnes que nous connaissons. Exemples : certains publipostages (lorsqu'il est déclenché par la recommandation d'un connaissance), ou les recommandations sur Amazon.
Permission : la publicité est choisie par une personne.
Intention : la publicité est liée à un intérêt d'achat. Exemples : les annonces dans les pages jaunes, ou une annonce Google AdWord lorsqu'on cherche un exterminateur d'insectes.
En général, la valeur de la publicité est croissante dans l'ordre donnée puisqu'elle devient de plus en plus pertinente pour l'acheteur potentiel. Je développerai ces idées dans des billets subséquents.
Hier, j'ai participé au "OECD-Canada Forum on the Participative Web: Strategies and Policies for the Future" qui se tenait à Ottawa. Plusieurs des présentations présentaient des points de vue passionnants et surtout personnels. Mes préférés :
Bob Young, fondateur de Lulu.com a posé 3 énoncés sur le Web 2.0 :
- que la valeur première de l'Internet est de connecter tous les gens entre eux
- les joueurs établis ne le resteront pas
- que les marchés se fragmentent - qu'il aura de plus en plus un grand nombre de petit marchés Cependant, ces 3 énoncés, télégraphiques dans ce billet, ne rendent pas justice à la présentation.
Robert Sutor, VP chez IBM, a offert un survol intéressant du logiciel libre, le web participatif, et le mondes virtuels, le tout pimenté de quelques flèches décochées à Microsoft (sans nommer cette compagnie). Son blog, www.sutor.com/blog est intéressant.
Michel Leblanc a donné un discours passionné, très personnel, partageant son expérience de YULBIZ. Il est rafraîchissant de voir une telle candeur.
Jennifer Corriero a fait une présentation aussi très passionnée sur TakingITglobal. Égale au thème de la conférence, elle engagea directement l'audience, posant des questions et encourageant l'interactivité entre les membres de l'auditoire.
Malheureusement, quelques uns des présentateurs n'avaient rien de personnel à contribuer. J'avais l'impression que plusieurs parlaient de blogs sans en avoir écrits...
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Réflexions provocatrices sur l'utilisation des technologies de l'information et des communications (TIC) dans les entreprises
Qui suis-je?
Je suis associé chez SECOR-Taktik, la division moyenne entreprise de SECOR. J'y suis responsable du secteur des TIC.
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Quelques blogs auxquels je suis abonnés :